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l’école buissonnière de Logan LaPlante

Visiblement voici un jeune garçon qui a trouvé un sens au mot bonheur. Car là ou l’école ne fait pas son travail, Logan LaPlante lui a parfaitement compris ce que devra être sa vie et le sens premier des « apprentis-sages ». Cette conférence Ted, (même si elle est en anglais, on peut activer les sous-titres ! 😉 ) est la vision la plus criante de ce que va devenir le monde si on prend la mesure de ce qu’est le bonheur et toute la société humaine peut être basée sur ce principe de construire du sens pour faire évoluer notre société. Bien loin des discours eugénistes du transhumanisme ou de la catégorisation des êtres, les humains sont des individus fait pour réinventer le monde a chaque instant. Ils en ont la capacité, le pouvoir, ils leur faut l’audace maintenant. L’école doit changer pour s’offrir dès maintenant les plus brillants audacieux et tous les enfants, tous les humains, tous les êtres sans exceptions ont en eux ce que Logan a en lui.

Logan LaPlante est assurément un Néo-humain ! 🙂

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L’enfant-lumière

Ce texte fait partie de la nouvelle rubrique: « Les visions de Do ». Dominique m’a fait l’immense joie de me rejoindre sur le blog Néo-humain. Il nous propose ses textes magnifiques et ainsi offre sa vision de l’éveil qui est l’essence même de l’humain meilleur, comme je sais qu’il l’est. 🙂

Les visions de Do

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L’enfant-lumière.

« Revenez à votre coeur comme on revient au pays natal. » Isaïe.

Si nous allons toujours « vers ce que nous sommes », c’est rarement en ligne droite, et jamais à la même allure. Parfois, le destin nous donne un coup de douce, en plaçant sur notre route les êtres ou les éléments dont nous avons besoin pour avancer ; d’autres fois au contraire, nous piétinons longtemps avant de voir la route à nouveau s’éclaircir…

Il ne faut jamais avoir peur de faire des erreurs, car les erreurs ont souvent la vertu de nous faire gagner du temps. La peur recule à chacune de nos avancées et renonce progressivement aux droits qu’elle avait sur nous.

La peur est notre seul véritable ennemi.

La liberté d’un être, quel qu’il soit, se mesure à sa joie de vivre. C’est le seul indice dont nous disposons (en dehors de la sagesse naturelle qui se dégage de ceux qui ont déjà accompli un certain parcours). Plus un être est évolué, plus il gagne en sérénité. L’âme d’un être réalisé –si l’on en croit le bouddhisme- est plongée dans le vide d’intention, elle n’est qu’une pure présence au monde. Il est relaxant pour tout le monde de n’avoir plus rien à prouver ! Les sages aiment la discrétion, ils savent que le monde des idées est souvent dominé par la discorde. N’avoir aucune idée précise sur rien est paradoxalement la meilleur chose qui puisse nous arriver ! Tant que nous sommes agis par nos pensées, nous restons sur une fréquence mentale, nous faisons tourner la roue perpétuelle qui fait resurgir toujours les mêmes motifs. Ceux d’entre-nous qui se sont un peu observés eux-mêmes ont pu faire cette étrange découverte : nous pensons en rond, labourant inlassablement la même terre, tout au long de notre vie.

Les plus sages d’entre les hommes passent souvent pour de grands enfants, ils sont des êtres qu’on croit naïfs à première vue. Cette naïveté est que le souffle de fraicheur qui s’éveille dans l’âme de ceux qui ont définitivement vaincu les artifices de l’égo.

 

Nous regrettons parfois ce que l’enfance avait de vrai et de merveilleux. L’enfant est d’abord un sage en éveil… mais son psychisme est très vite investi par le besoin de posséder et de plaire. L’égo se forme à reculons, reléguant à distance l’être-de-participation. Des résistances alors apparaîssent. Les sensations naturelles et l’espace d’émerveillement qui leur correspond, se changent peu-à-peu en simples stimuli. L’instinct éveillé devient une intelligence calculatrice. Le sourire n’est plus une célébration naturelle, l’indice d’un coeur heureux et ouvert, il n’est bientôt plus qu’un geste accompli en vue d’une possible récompense.

L’enfant est toujours une source d’émerveillement pour ses parents, mais plus il est gâté, plus les choses se gâtent pour lui, car il rentre alors dans l’économie féroce de la possession et de la frustration. C’est ce moteur à explosion qui va forger son caractère et sa sensibilité propre.

« L’enfant-roi » est au comble de la frustration humaine. Il est un être malheureux à qui l’ont dit sans arrêt : « de quoi te plains-tu, puisque tu as tout ?» Son malheur consiste précisément dans la possession qui a tué en lui toute recherche de bien être. Son droit au bonheur naturel a sucombé à une avalanche d’objets (de jouets) sous lesquels il croule en appelant au secours… Ce petit prince va devoir accomplir une très longue quête avant de se rendre compte qu’il a reçu lui aussi le monde entier en héritage.

« Je veux tout » fût notre première volonté, mais cette volonté de puissance est née sur un vide qu’il faut combler sans relâche. L’illusion de la possession succède à la réalité paradisiaque originelle dont le  corps a mémorisé et encodé la latitude. La joie d’exister est le noyau solaire qui rayonne au centre de notre psychisme. Comme la terre a son soleil intérieur, nous avons le nôtre. La chaleur de l’être caché sous l’écorce nous donne parfois de ses nouvelles. De brusques effusions d’un bonheur inconditionnel éclairent parfois nos yeux et notre coeur. Tout est là, toute notre puissance de vie est concentrée dans ces rares instants d’éveil qui déchirent le voile de notre inconscience.

L’enfant est toujours là, intact. Il est le fil de la matière première. Ses sens jouent encore avec la lumière –mais il vit au coeur d’une forêt dense, c’est la raison pour laquelle il nous faudra parfois une vie entière pour le retrouver…

Dominique, Le 24 Janvier  2016.