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le plus mauvais des modèles humains

Je n’ai plus aucun doute, le modèle économique et social basé sur la compétition est à mon sens le plus mauvais modèle quand a l’élaboration d’une société humaine pérenne. Il est archaïque, intolérant, corrompu et dépourvu du véritable sens de l’amour. Pourtant il a une qualité que je veux bien lui laisser, celle de nous démontrer qu’il n’est absolument pas viable a long terme. :p

Bon là normalement, j’ai dû vexer personne, puisque je ne me suis attaqué qu’au concept du modèle. Pourtant je vois venir ceux qui vont essayer de le défendre au nom du dépassement de soi, de la théorie de l’évolution et de la progression compétitive. On  va m’en battre et m’en rebattre les oreilles avec des arguments qui vont me paraître juste le moyen de justifier l’injustice. Puisqu’au nom de l’évolution et de l’expansion de l’espèce humaine et en l’espace d’une centaine d’année, on a domestiqué le vivant pour en faire notre esclave au lieu de le protéger. On a pillé la terre de ses sources d’énergies fossiles et ses minerais dit « rares » sans se demander si on ne jouait pas sur l’équilibre de la planète. Sans se demander si tous ces biens matériels que possède notre belle planète mère nourricière n’était pas plus important qu’on ne le croit. On a élevé les animaux vivants pour notre simple plaisir de vivre dans une abondance de nourriture carnée ou pour le plaisir de mettre les autres en cages pour nous distraire, sans se demander si la chaire animale était bonne pour notre santé ou si les animaux emprisonnés étaient heureux et conscient de vivre cet état. On a créé des sources d’énergies futures bien pires que les énergies fossiles sous la forme de bombes nucléaires a retardement, sans oublier qu’on a expertisé ces moyens en en créant des armes qu’on a utilisé sur nos congénères humains pour les valider sans aucun recul ni remord ( là ça y est j’ai honte d’être humain). 😦

On a jamais réfléchis à la moindre retombé de nos actes, en fonctionnant à la manière d’un système dont l’expression populaire est sans équivoque: « à la pousses moi que je tombe !! »

Grâce à l’esprit de compétition, On a volé, massacré, exploité, spolier des peuples, des êtres et organismes vivants de leurs terres, détruit de la vie en masse, violé, haï, discriminé, » génocidé » au nom de l’esprit d’égalité qu’a chaque être humain de combattre son prochain. Je cherche encore l’égalité qu’a chaque être humain à réussir dans l’individualité, dans un monde ou les pays ne sont pas riches et égaux en droits. Ou la corruption est là seule valeur de marchandage. Ou il existe le droit à hériter de ses parents, (ou est le mérite si l’on va par là ?). Ou il y a qu’un seul modèle éducatif pour des milliards d’individus aux vécus tous différents. Ou il y a une hiérarchie pyramidale !

Pourtant et malgré ce constat qui tendrait à prouver que l’humain ne serait qu’un simple parasite dont l’histoire dans l’existence de l’univers ne serait qu’anecdotique. Je suis confiant et heureux même car l’humain est un être très étrange qu’il ait besoin d’expérimenter le pire pour savoir comment re-développer sont acte d’amour. Ce moyen qui est nommé dans les oeuvres spirituelles le libre arbitre a, il semblerait, besoin d’expérimenter les actes les plus atroces et les plus stupides pour prendre la mesure de ces mêmes actes et ainsi de les intégrer en conscience. Et je crois que là, notre époque, nous la vivons en pleine conscience car les pires psychopathes qui ont pris les rennes du pouvoir dans notre société humaine sont démasqué et prêt a se préparer a vivre dans l’oubli. En tout cas c’est ce que je souhaite maintenant a notre groupe d’humain de la terre et je dirais même aux autres formes de vies qui nous côtoient et qui en ont bien fait les frais.

Il est temps de reconstruire une société belle et généreuse pour tous, dont les impacts sur notre planète seraient bénéfiques pour tous et pas seulement notre forme de vie et même une seule catégorie d’individus choisis, mais tous. J’entends souvent dire que la population humaine serait trop nombreuse et devrait être largement réduite pour que l’on puisse vivre correctement et cet argument ne tient que si l’on continuait a vivre dans un abondant gâchis et pas en conscience. Il serait bien trop facile de céder à ces visions élitistes qui consiste à créer une force de travail pour créer la profusion d’un petit groupe et ensuite s’en débarrasser lorsque l’on pense ne plus en avoir besoin. J’ai entendu beaucoup d’experts dire que la planète a largement de quoi faire vivre les 9 ou 10 milliards d’êtres humains à venir, si le modèle de société était conçu autour d’une agriculture en permaculture, d’énergies libres et gratuites venant des éléments qui nous entourent, de découvertes comme l’anti-gravité qui modifieront totalement notre façon de vivre et de voyager, d’une répartition plus consciente du travail et des moyens et de temps pour vivre et réfléchir aux décisions qui seraient prises de manières communes. L’évolution de nos technologies nous permettent maintenant de nous débarrasser des travaux peu intéressants et répétitifs, et surtout des envies belliqueuses de s’en prendre a notre voisin ou notre prochain.

Dans ma vision un peu plus ésotérique, je dirais que l’humanité entre dans la troisième phase de la numérologie de notre chemin de vie, puisque le 3 défini la communication avant le 4 qui est la construction pérenne, puis viendra le 5 le mouvement ou l’on quittera notre bonne planète pour vivre d’autres aventures interstellaires. peut-être que ces anciennes civilisations dont on parle dans nos recherches plus spirituelles et qui ont laissé quelques traces sur terre, ont déjà connu ces instants et ont réussi à évoluer vers d’autres aventures.

En tout cas pour moi, le modèle humain compétitif voit sa fin proche pour un monde tous ensemble et c’est la chose la plus intéressante qu’il m’ait été donné de vivre dans cette vie.  😉

merci de m’avoir lu.

Christophe, Le 1 octobre 2016.

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Unicité et spiritualité

Les visions de Do

Unicité et spiritualité

Il n’est pas idiot de réfléchir sur le sens des mots que nous employons. Celui de spiritualité a une histoire, il a des racines multiples dans notre culture mais aussi un devenir lié à notre évolution… Recouvrir à l’aide du dictionnaire est un bon réflexe, mais il ne suffit pas à cerner l’aura d’un mot qui continue de produire un certain nombre d’effets dans notre société et dans l’histoire récente.

La spiritualité est une faculté qui consiste probablement dans le fait d’unifier notre être en fonction d’une intuition profonde. Son développement à l’échelle d’une vie nous donne accès à des connaissances qui dépassent le champ du savoir et de la recherche.

Notre postulat est que nous naissons avec un certain nombre de facultés que nos expériences, nos réflexions et notre intuition vont progressivement unifier. Ce travail d’épuration et de con-centration va nous amener à percevoir en nous-même le siège d’une conscience qui est plus grande que nous. Cela va nous amener à dépasser les notions de rationnalité et d’irrationnalité, pour asseoir en nous une vision universalisante dont le siège réel est dans nos émotions ainsi que dans le champ actif de nos perceptions.

Notre postulat suivant est nettement plus ésotérique : il pose que l’intelligence qui a créer la vie est présente en nous, sous la forme matérielle de l’ADN, mais aussi sous la forme plus indétectable de l’âme (cette dernière étant l’essence immatérielle de la conscience, située hors du temps et de l’espace).

Le sens spirituel s’éveille lorsqu’un être ressent le besoin de mener une vie plus haute et plus authentique. Son premier réflexe consiste alors à conformer ses actes avec ses pensées, afin de doter sa vie d’un sens morale –ou éthique- sensé assurer sa cohérence dans la durée. La spiritualité est une construction avant d’être autre chose, elle peut entrer dans des cadres philosophiques et religieux, mais elle peut aussi se concevoir en dehors de toute tradition. Elle n’a pas forcément besoin de dogmes et de vérités toutes faites pour exister, son fondement réel est dans la conscience en état d’éveil – et dans le sens de la liberté qui prend forme dès lors qu’un être parvient à forger lui-même ses propres valeurs.

L’éveil de conscience est toujours accompagné par un certain nombre de convictions et de phénomènes. « L’éveillé » ressent le besoin impérieux de se conformer à une dimension qui lui échappe, mais dans laquelle il trouve pourtant une nouvelle légitimation de son être. La certitude que nous venons d’ailleurs, et que nous avons très probablement une destinée à accomplir sur cette terre, fait indéniablement partie de la globalité des thèmes dont il constate l’émergence.

(même si la perfectibilité de l’homme est aujourd’hui très fortement remise en cause, surtout dans une époque régressive comme la nôtre – dont la positivité tarde à nous apparaître.)

Nous sommes a un moment crucial de notre évolution, où nous devons prendre conscience de certaines données immuables que nous avons mises de côté ou, pour le moins, sous-estimées. Nous avons (par exemple) théorisé scientifiquement la notion d’éco-système, mais nous n’avons pas pris les décisions qui allaient de paire avec cette vision unifiée des choses. L’économie de l’univers dans lequel nous vivons et avons notre place est basée sur un certain nombre de lois que nous avons troublé. La liberté que nous avons pris vis-à-vis de la nature n’est probablement pas la bonne puisqu’elle s’avère destructrice pour notre environnement. Nous avons aussi porté un coup fatal à la co-existence des espèces entre elles. Ce constat appel une réponse appropriée qui ne peut être que de nature spirituelle. L’écologie est une bonne chose, mais elle reste trop à la surface des choses, elle est à l’heure actuelle trop anthropocentriste (comment pourrait-elle être autrement !?) pour produire les effets que nous attendons.

Nous retrouverons la place qui est la nôtre dès l’instant où nous retrouverons le sens du sacré, non pas celui qui s’exprime dans la religion, mais celui qui est en nous depuis toujours. Celui qui assurait la cohérence et la survie des peuples de traditions dans lesquels nous n’avons d’abord vu que de bons sauvages.

La spiritualité que nous appelons de nos voeux est liée à l’émergence d’une conscience qui doit faire le lien entre deux mondes : l’ancien et le nouveau. C’est en liant les acquis récents de la modernité à ceux qui assuraient la cohérence du monde ancien que nous pourrons trouver un voie de salut collective. Rien n’est plus éloigné des préoccupations de ceux qui nous dirigent, mais rien n’est plus proche des attentes de ceux qui ressentent aujourd’hui le besoin urgent d’avoir une meilleure vision de l’homme.

Do

unicité-par-Dominique-Dumon-redux

L’enfant-lumière

Ce texte fait partie de la nouvelle rubrique: « Les visions de Do ». Dominique m’a fait l’immense joie de me rejoindre sur le blog Néo-humain. Il nous propose ses textes magnifiques et ainsi offre sa vision de l’éveil qui est l’essence même de l’humain meilleur, comme je sais qu’il l’est. 🙂

Les visions de Do

ventilavenir-l'enfant-lumière

L’enfant-lumière.

« Revenez à votre coeur comme on revient au pays natal. » Isaïe.

Si nous allons toujours « vers ce que nous sommes », c’est rarement en ligne droite, et jamais à la même allure. Parfois, le destin nous donne un coup de douce, en plaçant sur notre route les êtres ou les éléments dont nous avons besoin pour avancer ; d’autres fois au contraire, nous piétinons longtemps avant de voir la route à nouveau s’éclaircir…

Il ne faut jamais avoir peur de faire des erreurs, car les erreurs ont souvent la vertu de nous faire gagner du temps. La peur recule à chacune de nos avancées et renonce progressivement aux droits qu’elle avait sur nous.

La peur est notre seul véritable ennemi.

La liberté d’un être, quel qu’il soit, se mesure à sa joie de vivre. C’est le seul indice dont nous disposons (en dehors de la sagesse naturelle qui se dégage de ceux qui ont déjà accompli un certain parcours). Plus un être est évolué, plus il gagne en sérénité. L’âme d’un être réalisé –si l’on en croit le bouddhisme- est plongée dans le vide d’intention, elle n’est qu’une pure présence au monde. Il est relaxant pour tout le monde de n’avoir plus rien à prouver ! Les sages aiment la discrétion, ils savent que le monde des idées est souvent dominé par la discorde. N’avoir aucune idée précise sur rien est paradoxalement la meilleur chose qui puisse nous arriver ! Tant que nous sommes agis par nos pensées, nous restons sur une fréquence mentale, nous faisons tourner la roue perpétuelle qui fait resurgir toujours les mêmes motifs. Ceux d’entre-nous qui se sont un peu observés eux-mêmes ont pu faire cette étrange découverte : nous pensons en rond, labourant inlassablement la même terre, tout au long de notre vie.

Les plus sages d’entre les hommes passent souvent pour de grands enfants, ils sont des êtres qu’on croit naïfs à première vue. Cette naïveté est que le souffle de fraicheur qui s’éveille dans l’âme de ceux qui ont définitivement vaincu les artifices de l’égo.

 

Nous regrettons parfois ce que l’enfance avait de vrai et de merveilleux. L’enfant est d’abord un sage en éveil… mais son psychisme est très vite investi par le besoin de posséder et de plaire. L’égo se forme à reculons, reléguant à distance l’être-de-participation. Des résistances alors apparaîssent. Les sensations naturelles et l’espace d’émerveillement qui leur correspond, se changent peu-à-peu en simples stimuli. L’instinct éveillé devient une intelligence calculatrice. Le sourire n’est plus une célébration naturelle, l’indice d’un coeur heureux et ouvert, il n’est bientôt plus qu’un geste accompli en vue d’une possible récompense.

L’enfant est toujours une source d’émerveillement pour ses parents, mais plus il est gâté, plus les choses se gâtent pour lui, car il rentre alors dans l’économie féroce de la possession et de la frustration. C’est ce moteur à explosion qui va forger son caractère et sa sensibilité propre.

« L’enfant-roi » est au comble de la frustration humaine. Il est un être malheureux à qui l’ont dit sans arrêt : « de quoi te plains-tu, puisque tu as tout ?» Son malheur consiste précisément dans la possession qui a tué en lui toute recherche de bien être. Son droit au bonheur naturel a sucombé à une avalanche d’objets (de jouets) sous lesquels il croule en appelant au secours… Ce petit prince va devoir accomplir une très longue quête avant de se rendre compte qu’il a reçu lui aussi le monde entier en héritage.

« Je veux tout » fût notre première volonté, mais cette volonté de puissance est née sur un vide qu’il faut combler sans relâche. L’illusion de la possession succède à la réalité paradisiaque originelle dont le  corps a mémorisé et encodé la latitude. La joie d’exister est le noyau solaire qui rayonne au centre de notre psychisme. Comme la terre a son soleil intérieur, nous avons le nôtre. La chaleur de l’être caché sous l’écorce nous donne parfois de ses nouvelles. De brusques effusions d’un bonheur inconditionnel éclairent parfois nos yeux et notre coeur. Tout est là, toute notre puissance de vie est concentrée dans ces rares instants d’éveil qui déchirent le voile de notre inconscience.

L’enfant est toujours là, intact. Il est le fil de la matière première. Ses sens jouent encore avec la lumière –mais il vit au coeur d’une forêt dense, c’est la raison pour laquelle il nous faudra parfois une vie entière pour le retrouver…

Dominique, Le 24 Janvier  2016.