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Tout est équilibre des polarités. (changements après confinements)

J’ai souvent entendu cette petite phrase: «  l’argent n’est qu’une énergie. »  En justifiant que c’était simplement l’approche qu’on en avait qui en déterminait les méfaits ou les bienfaits. Cela incluait souvent l’aspect psychologique et moral de notre approche de l’argent qui justifiait le simple fait qu’on en ait ou pas, ou qu’il nous filait ou pas, entre nos doigts.

En fait je crois intimement que c’est vrai, mais que ce n’est pas aussi simple que cela, car aujourd’hui nous vivons dans un monde hautement matérialiste et extrêmement centré sur la valeur monétaire et par extension, de nos possessions. Mais nous ne savons pas comment aborder le concept de l’argent correctement. Cela nous vient principalement de la manière dont l’argent a été abordé dans notre modèle éducatif et par l’approche qu’en avaient nos parents. Si l’on nous a appris depuis tout petit, que c’est par notre travail que nous obtenons des choses et par extension, dans nos sociétés capitalistes, de l’argent, alors ce schéma est profondément inscrit en nous, dans notre ADN et nous enferme dans ce schéma  trans-générationnel. Pire encore, des études psychologiques et des outils de développements personnels nous décrivent que « par allégeance à notre tradition familial « , il nous est très difficile de sortir de comportement familiaux de classes sociales. Ainsi, si nous sommes issu d’une famille d’ouvrier, nous somme appelés à ne pas pouvoir intégrer l’abondance financier pour ne pas décevoir notre propre famille, de manière parfois consciente, mais surtout inconsciente.

Le schéma travail égal récompense modéré ou à l’inverse, le non effort nous mettrait dans le malheur, la réprimande et la punition, serait un enfermement énergétique difficilement dépassable.

Comment les dépasser les schémas transgénérationnels?

Analysons comment sont élevés les enfants des milieux aisés et plus favorisés. Là, il n’est pas question de récompenses et de punitions pour élever les enfants. 

Premièrement parce que le train de vie le permet, par un apport toujours conséquent de l’énergie argent.  

Et deuxièmement parce que le plus important pour ces parents, c’est que les enfants pensent que leurs parents les aiment probablement plus que dans n’importe quelle autre famille, culpabilisant de se vouer corps et âme dans les occupations et métiers qu’ils aiment faire par dessus tout.
On se rend compte ainsi que des situations très différentes, produisent des problématiques éducatives tout aussi aliénantes:

Le trop offre la culpabilité de vivre pleinement l’oeuvre de sa vie, et le trop peu limite l’apport en énergie et réduit les possibilités d’être pleinement satisfait de sa vie. Evidemment il y a des exceptions et des personnes équilibrés dans leur vision de l’énergie, mais ils sont extrêmement rares en vérité et ne naviguent pas dans les sphères de vies classiques. Ils sont plutôt en marges et adoptes le principe que pour vivre heureux, mieux vaut vivre caché. La majorité des êtres de cette planète réagisse de par leurs névroses créées, exprimées et perpétuées depuis l’enfance.

Y’a-t-il des systèmes énergétiques différents de celui-ci que l’on connait ? 

Et bien je vous dirais en fait que oui, il y a d’autre façon d’aborder le monde. D’autant que la nature, elle, fonctionne dans bien des cas différemment de ce qu’il nous est enseigné.

La nature utilise principalement la coopération et l’association de systèmes, afin de favoriser la prolifération de la vie nouvelle, mais nous ne la regardons jamais comme cela. Dans les forêts par exemples, on voit des espèces animales et végétales qui favorisent le sol, nettoient, aèrent et enrichissent la terre, comme les insectes, les champignons, les plantes, afin de laisser pousser et vivre une diversité d’autres espèces qui vont bloquer certaines proliférations de plantes dans un équilibre harmonieux. Les arbres vont protéger certaines plantes de trop de soleil et vont produire de l’oxygène pour permettre que des espèces animales et végétales puissent exister, tel que nous, humains par exemple. Les arbres pourront aussi porter plus hautes d’autres formes de vies et favoriser leur prolifération sur des niveaux d’espaces plus élevés encore. Et chaque règne y trouve son compte par des échanges d’énergies de toutes sortes et des apports et transformations chimiques. Il nous suffit de regarder autour de nous pour voir se concrétiser quantités d’échanges et d’équilibres énergétiques. Lorsqu’une espèces se nourrit d’une autre espèce, ce n’est qu’un échange énergétique. L’espèce prélève ce qu’elle a besoin et ne vide jamais le réservoir de vie dont elle dépend. Tout est question d’équilibre dans notre réalité. 

Equilibrer les énergies serait-il la valeur humaine de demain ?

 On sait maintenant que si on ne met aucune pression d’effort et de courage particulier sur l’existence d’un enfant, mais simplement du soutien et de l’amour désintéressé, celui-ci grandira en confiance, sans cette pression sociale de l’effort. Ses valeurs seront totalement désintéressé et prêt à être au meilleur de lui dans le fait de mettre dans sa vie uniquement des choses qui lui plaisent. Et je tiens à mettre l’accent sur l’idée d’amour désintéressé et non pas inconditionnel, car pour moi le niveau d’amour inconditionnel demande un détachement qui est très peu présent encore dans nos civilisations. C’est le genre d’amour qui nous saurait capable d’apporter aide, soutien et amour à n’importe quel enfant, au même niveau que notre propre enfant. Nous en sommes encore un peu loin.

Revenons à notre enfant choyé et soutenu qui sera, lui, équipé pour aborder la vie en toute confiance et faire ce qu’il aime faire. Ce serait déjà une belle réussite personnelle de bonheur, ainsi que pour sa famille, mais j’irais plus loin. Imaginez une société dont tous les enfants seraient élevés avec cette méthode. Notre société comporterait très vite des personnes bien dans leurs baskets et prêt à nous offrir un monde équilibré, et dont la valeur bonheur exploserait les compteurs. Tous le monde ferait ce qu’il aime et personne ne serait négligé. Ces personnes comprendraient très vite leur propre position dans ce monde et leurs besoins modérés, car plus besoin de compenser des défaillances morales et psychologiques en apports énergétiques. Le partage serait une vertu d’équilibre à l’image de cette nature qui compose pour faire évoluer plus de diversité.

Un nouveau monde.

Mais à regarder les modèles sociaux éducatifs plébiscités aujourd’hui, où les classements, les codes de points ou de couleurs, sont encore trop bien présents, comment aborder ce travail de conquête de nouveau monde conscient ? L’argent est une énergie et ça c’est vrai et inaliénable. Il sert à échanger des denrées, des travaux et des richesses, mais pourquoi serait-il si différent à équilibrer que n’importe quelle autre énergie. Aujourd’hui nos sociétés font un travail important de création, gestion et équilibre des énergies de toutes sortes afin de pouvoir en fournir à de plus en plus de personnes, mais il nous manquait le plus important: L’éveil, la conscience morale de savoir quelle est notre place dans ce monde, avec ces milliards de millards de milliards d’espèces diverses qui tentaient avec difficultés de cohabiter avec nous.

Il nous fallait enfin devenir une civilisation d’adultes responsables et bienveillants. Des êtres capables de réprimer leurs bas instincts de possessions et d’expansion nocifs.

Et nous est arrivé cette période du printemps de l’éveil, le mois d’avril 2020, où le monde capitaliste à du faire face à l’enfermement de ses peuples pour palier à une pandémies inédites depuis des siècles. Certains diraient que c’était pour palier à la destruction d’un système capitaliste énergivore à outrance, et cela je veux bien leur accorder. Mais le sujet n’est plus là, quand on connait la situation qui survient. L’évolution consciente généralisée va suivre un agenda incroyablement précis qui offrira à notre belle planète un équilibre des énergies, probablement inédit depuis des siècles. Car vient à nous des époques de changements qui viendrons nous proposer:

  • Un éveil de conscience généralisé de notre humanité qui nous permettra de comprendre tous les enjeux de notre futur.
  • La création d’un système de gestion du bien-être et dont dépendra tous les autres outils de réflexions, comme des ministères en bien mieux élaborés avec beaucoup plus de sujets de réflexions. Ce sera la première pierre significative de notre nouveau monde moderne. Un travail de réflexion sur les besoins et la répartition des richesses, la valeur morale la plus important à mettre en place et qui probablement demandera la création de méthodes les plus pointues d’expertises de toute notre histoire.
  • L’instauration d’une politique d’une nouvelle société dont les bases seraient l’acceptation de tous, l’équilibre et la répartition des énergies. La valeur argent sera  rééquilibré, en bon début, par l’installation d’un revenu de civilisation capable de commencer à mettre de l’ordre dans les inégalités mondiales et permettre aux personnes de se valoriser autrement, jusqu’a la disparition de cette énergie argent devenue inutile.
  • Une chute brutale de l’anxiété dû au stress de subsistance permettra d’entamer la phase éducative importante pour que chaque humain comprenne ce que ce projet pourra apporter au monde. Créer des outils éducatifs en psychologie sociale, avec l’aide de la communication bienveillante et des meilleurs savoirs en philosophie et acceptation des autres. On abandonnera plus jamais personne.
  • Le retour progressifs des productivités les plus utiles par la récupération des sciences et avancées techniques repensées, et l’éradications de celles qui seraient inutiles et même néfastes. Ce qui permettra aux personnes de faire ce qu’elles aiment faire par vocations avec une réduction importante du temps de travail afin de leur permettre de travailler sur eux de manière plus conscientes.
  • La gratuité progressive de l’énergie sur les 5 prochaines années, permettra la transformation majeur du monde, et l’arrivée de l’énergie libre tant attendu et déjà présente dans les recherches technologiques les plus en avances ne notre époque, non révélées.

La période de confinement nous a permis de trouver des solidarités là où nous pensions ne pas en voir et nous à montré aussi que notre impact en terme de pollution sur notre planète était bien réel et pouvait être considérablement modéré si nous adoptions des modèles de vies plus sensés.

Tout dans notre vie est équilibre et tous les sujets quelqu’ils soient sont sujets à discernements et compréhensions. Nous devons commencer à adopter tous, les meilleurs gestes et accepter notre prochain comme nous-même. C’est là, la lourde charge qui nous incombe en tant que conscience humaine d’aujourd’hui. Devenir ce que je pouvais appeler des néo-humains, et nous y mettrons le nom qu’il convient, et accepter de vivre en conscience. Savoir que sur tous les sujets nous devons trouver l’équilibre et être bienveillant.

Certains pensent que ce modèle est utopique, mais c’est celui qui nous arrive dès maintenant et quantité de nouveaux « événements »  vont nous confronter à bouleverser nos habitudes et trains de vies néfastes qui seront désappris pour en apprendre de bien meilleurs.

Soyez heureux.

écrit et proposé le 13 Avril 2020.

Merci de m’avoir lu, Chris. 

l’evolution en un claquement de doigt

Avenger: Endgame.

A sa sortie en salle de cinéma, je suis allé voir Avengers: EndGame. Ce dernier volet de la grande saga, d’une première vision cinématographique des héros des comics Américain Marvel semble être une réussite. Les métaphores sont conséquentes dans ce film, qu’elles soient conscientes ou pas, mais j’aimerais souligner un aspect qui ne saute pas nécessairement aux yeux de prime abord , et qui est l’intégration du tarot dans cet épisode des Avengers sur grand écran. La vision Stan Lee aurait-elle un coté ésotérique, voulu ? Et pourquoi ?

Pour la petite histoire, les comics Marvel comprenant tous les super-héros de la saga que l’on a pu suivre durant les 22 films que clôture Avengers: Endgame, furent crée par le scénariste Américain Stan Lee et principalement, les dessinateurs Jack Kirby et Steve Ditko.

Le décès de Stan Lee, intervenant au moment de la fin de la création de ce Avengers: Endgame (fin de partie de jeu), quelques mois avant sa sortie, on peut imaginer que le grand scénariste et co-créateur de cet univers de super-héros à atteint son but: nous offrir une vision complète de son oeuvre au cinéma, comme probablement un rêve d’enfant.

22 films, comme les 22 lames du tarot !! Etonnamment ou non, l’achèvement sur la 22ième carte: Le mat qui est la lame de l’inconscient, de l’irrationnel, de l’inconnu, et qui ouvre à l’évolution ou à l’envers à la destruction et à la folie, se pose parfaitement bien sur cette vision très complète et ésotérique de la vie de ces héros vengeurs que sont ces Avengers. Le Mat se propose de tomber dans la folie ou de quitter la partie d’où le nom du film Endgame (fin de partie).

Dans l’épisode précédent, Avengers infinity war, Thanos, le grand méchant de l’histoire détruit la moitié de tout le vivant dans l’univers et donc la moitié de notre humanité sur terre, en un claquement de doigt grâce à un gant magique, après une bataille acharné des héros de l’humanité contre les hordes du terrible destructeur. il s’agit dans la chronologie du 19ième film, celui de la 19ième lame tu tarot, le soleil qui symbolise la réussite, je jugement claire, la lumière et l’abondance. Et c’est ce que propose Thanos, d’une certaine manière, mettre de l’ordre et rétablir l’abondance, l’équilibre, la lumière, même si c’est en détruisant la moitié de toute vie dans l’univers, comme un rééquilibrage des choses. Cette vision ne peut être acceptable au yeux des Avengers, qui sont surtout la pour venger le monde et perpétuer un système, qui même si il est défaillant, doit perdurer. Et cette vision est vraiment prégnante dans le début de Avenger: Endgame, ou l’on voit qu’une partie des héros, ont tournés la page et avancés, alors que d’autres n’ont pas acceptés leur destin et vivent dans le déni de la nouvelle situation qui leur est proposé. Car le grand ennemi, Thanos, ayant accompli son oeuvre, disparait, afin de laisser l’Univers (l’humanité dans la vision ésotérique) continuer son évolution.

Thanos s’apprêtant à utiliser le gant d’infinité

Comprenez bien que je ne juge pas. je ne fais que mettre en exergue une vision qui me semblait évidente.

Ainsi le grand patron des Avengers, Tony Stark qui est l’incarnation de l’homme dans son évolution transhumaniste, puisqu’il est Iron Man, l’homme évolué par la machine. Il a lui, fait son deuil, et s’est reconstruit en modifiant de manière importante son mode de vie. Il met de côté son costume de Iron Man et vit de manière plus simple, même si la technologie qui l’entoure est présente, pour autant elle est plus discrète, et gardent le rang d’outils. Les autres héros qui n’ont pas disparus dans la grande division, ont plus de mal à vivre ces nouvelles aventures sans combats. Ils cherchent un but qu’ils vont trouver afin de restaurer leur monde tel qu’il était, récupérant leur super ennemi Thanos, et ce grâce évidemment à Tony Stark le héros.

Et c’est là que j’ai compris l’importante de ce personnage qui démarre la saga avec le premier Iron Man. Il est l’être, le masculin sacré de l’égo. Celui qui vit l’aventure de manière personnelle, et qui tire les cartes du tarot. Il combat la mort et la destruction incarné par Thanos (Thanatos) et il est normal que ce soit par lui que se clôture cette 22ième aventure, l’achèvement du grand combat par la technologie, la sienne. En créant un autre gant d’infinité sur son armure, afin de pouvoir utiliser les fameuses pierres du pouvoir, il se propose de pouvoir maitriser son destin par sa propre technologie, en un claquement de doigt.

Tony stark qui claque des doigts afin de restaurer le monde.

Ce qu’il fait évidemment, et avec cela, il quitte le monde de la matière, laissant derrière lui, ses héros intérieures, son amour, sa descendance et ses idéaux peut-être inachevés.

Le discours final que Tony Stark nous propose à la fin du film de me laisse penser qu’en claquant des doigts afin de restaurer sa justice, il a peut-être été plus loin que de demander la destruction de Thanos et de ses armés. J’espère même qu’il a offert à l’humanité futur l’éradication de la guerre dans le monde ou l’univers, comme il dit si bien.

J’espère qu’il aura laissé à sa descendance un univers ou les combats héroïques ne sont plus et que l’avenir se construit dans le respect et l’amour de son prochain. Car je le répèterais probablement toute ma vie:

L’autre c’est nous, et ce que l’on fait aux autres on le fait à nous-même.

Chaque super héros de l’aventure est une part de nous-même, de notre humanité et je vous laisserais deviner ce que peut représenter pour moi le personnage de Natasha Romanoff alias Black Widow dans le film.

je vous laisse avec le discours final de Tony Stark (malheureusement en anglais sur youtube, mais peut-être apparaitra-t-il en Français après la sortie de mon petit article), qui sonne comme celui qu’aurait pu écrire Stan Lee avant de s’en aller vers l’au-delà. Comme l’enterrement de Tony à la fin du film semble être un superbe hommage à ce créateur génial que fût Stan. Merci à lui pour nous avoir offert le phénomène Marvel.

Discours final de Tony Stark dans Avenger: Endgame.

je vous joins le discours traduit:

 » Tout le monde a envi d’un happy end, non ?

Mais ça ne fini pas toujours comme ça…

… Cette fois peut-être.

J’espère que si tu écoutes ça, ce sera pour une célébration.

J’espère que des familles seront réunis.

j’espère qu’on aura réussi et qu’on aura restauré cette planète dans une version à peu près normale. Si tant est qu’elle ai jamais été normale.

Mais quel monde, quel univers peut-on ?

Si tu m’avais dit il y a dix ans que nous n’étions pas seuls, enfin je veux dire à ce point là, ça ne m’aurait pas surpris, mais qui s’en serait douté, de la dimension épique des forces des ténèbres et de la lumière qu’on rencontreraient. Et pour le meilleur ou pour le pire, c’est la réalité dans laquelle Morgan (Sa fille) va devoir se débrouiller pour grandir.

C’est un truc de héros, la fin fait partie du voyage. 

Je t’aime plus que trois fois mille.« 

l’image du mat vient du site: http://heimdayeldesign.blogspot.com/2012/03/tarot-la-lune-et-le-mat.html

merci à Heimdayel 😉

Les autres images proviennent du film Avengers: Endgame et Avengers: Infinity War. Merci à tous ceux qui ont travaillés sur ces films 😉

Merci de m’avoir lu, Chris.

Erica Goodson, étudier pour l’humanité

Je vous propose dans cet article, un sujet sur Erica Goodson qui fut major de sa promotion en 2010, à la Coxsackie-Athens high school dans l’état de New York  aux états-unis et qui se fit remarquer grâce a un discours de cérémonie bien inspiré. Elle y dénonçait des dysfonctionnements du système scolaire et universitaire qui ne proposait qu’un programme scolaire et éducatif vide de sens, basé sur le remplissage sans intérêt et proposait dans son discours plusieurs pistes de réflexions qui apporteraient leur lot d’humanité dans ce système qui ne l’était visiblement plus à ses yeux.

Dans son discours Erica Goodson s’attaque au système éducatif Américain, qu’elle connait pour l’avoir expérimenté, mais je pense que l’uniformisation des visions éducatives occidentalisées me pousse a généraliser les constats que Erica Fait, a l’ensemble des écoles et universités publiques de l’Amérique du nord et de l’Europe. Beaucoup de personnes qui travaillent ou ont été étudiants dans ces milieux dénoncent ces visions de remplissage sans intérêt et de culture de la déshumanisation depuis plusieurs années et vont dans le sens de ce que pensait Erica Goodson qui avait offert son discours en 2010 déjà !

Je pense qu’il est temps de revoir le sens de notre système éducatif pour le bien de cette société nouvelle qui évolue très rapidement, afin de lui donner un véritable sens et une vision plus humaniste de notre rôle en tant qu’espèce responsable sur cette planète. Nous pourrons ainsi nous préparer au mieux a vivre avec les machines qui peu à peu récupèrent nos travaux dit « pénibles » ou rébarbatifs, et nous concentrer sur notre conscience, l’outil créatif par excellence,  qui seule est capable de nous faire vivre les bonds évolutionnaires et nous permettrons de perdurer en tant qu’espèce véritablement intelligente.

Je vous propose la video sous-titrée en français du discours d’Erica Goodson, ainsi que le texte sous la video pour une appréciation plus confortable.

Discours d’Erica Goldson, jeune diplômé et major de la promotion 2010 de l’école Coxsackie-Athens High School:

  • Si je travaille vraiment dur, combien de temps cela va-t-il prendre ?  Demanda l’élève.
  • 30 ans, répondit le maître.
  • mais je ne comprends pas, dit l’élève, déçu. Chaque fois que je dis que je travaillerai encore plus dur, vous dites que cela me prendra encore plus de temps.
  • Pourquoi dites-vous cela ? Répondit le maître: Quand tu as un oeil sur le but, tu n’as plus qu’un oeil sur le chemin.

C’est le dilemme auquel je suis confrontée avec le système éducatif public Américain. On est tellement obnubilé par l’objectif, que ce soit réussir un examen ou bien finir 1er de la classe. A cause de cela nous ne pouvons pas apprendre au maximum de nos capacités.Nous faisons tout ce que nous pouvons pour accomplir notre objectif initial. Certains d’entre nous pensent peut-être: « Si tu réussis un exam ou tu deviens major de ta promo n’as-tu pas appris quelque chose ? »

Vous apprenez quelque chose mais pas autant que vous auriez pu. Peut-être n’apprenez-vous qu’à mémoriser des noms, des lieux et des dates pour les oublier plus tard afin de vous vider la tête pour l’exam suivant.

L’école ne fait pas usage de son potentiel. Pour le moment c’est un endroit où la plupart des gens se fixent pour objectif d’en sortir le plus rapidement possible.

Je suis en train de réaliser cet objectif en obtenant mon diplôme. Je devrais le voir comme une expérience positive, surtout en finissant première de ma classe. Cependant, avec du recul, je ne peux pas dire que je suis plus intelligente que mes camarades, je peux seulement attester que je suis la meilleure quant à faire ce qu’on me dit de faire.

Me voilà, Censée être fière d’en avoir fini avec cette période d’endoctrinement. Je partirai à l’automne pour compléter la phase suivante que l’on attend de moi afin de recevoir un document en papier qui certifie que je suis capable de travailler. Mais je peux confirmer que je suis un être humain, pas simplement une ouvrière. Je suis un penseur,  une aventurière…

Et quelqu’un qui est emprisonné dans une boucle répétitive, un esclave d’un système mis en place avant qu’il n’arrive. Pour l’instant j’ai prouvé que j’étais le meilleur esclave.

J’ai excellé à faire ce que l’on me disait de faire.

Quand d’autres font des dessins en classe et plus tard deviennent des artistes de talent, je me suis assise en classe pour prendre des notes, afin de devenir douée en « réussite d’exam.»

Quand d’autres Arrivaient en classe sans avoir fait leurs devoirs parce qu’ils lisaient quelque chose qui les intéressaient, je n’ai jamais failli à rendre un devoir.

Quand d’autres composaient de la musique et écrivaient des chansons, j’ai préféré suivre des cours facultatifs, même si je n’en avais pas besoin.

Alors je me pose la question : « Pourquoi voulais-je devenir major de promo ? »

Bien Sûr, je l’ai mérité, mais qu’est-ce que cela m’apporte ?

Quand je quitterai l’institutionnalisme éducatif, est-ce que je réussirai, où serais-je perdue à jamais ?

Je n’ai aucune idée de ce que je vais faire de ma vie. Je n’ai aucun hobby parce que je considérais chaque sujet comme une matière, comme du travail. Et j’ai excellé dans chaque matière juste pour le principe d’exceller, pas d’apprendre.

Honnêtement, je suis terrifiée.

John Taylor Gatto, un enseignant à la retraite, et activistes, critique de l’éducation obligatoire, affirme : (auteur d’excellent livre critiquant l’éducation) « nous pourrions encourager le développement des meilleures qualités de la jeunesse, la curiosité, le sens de l’aventure, la ténacité, la capacité à faire preuve d’une perspicacité étonnante, simplement en étant plus flexible quant à la gestion du temps, des textes, des exams, en transformant les enfants en adultes véritablement compétents, et en donnant à chaque étudiant l’autonomie dont il ou elle a besoin afin de prendre un risque de temps en temps.

Mais nous ne faisons pas cela. Entre ces murs en parpaings, on attend de nous que nous soyons tous les mêmes. Où nous forme à réussir des exams standardisée et ceux qui sortent du rang et voient la lumière à travers une lentille différente sont sans valeurs aucunes pour le plan de l’éducation publique et par conséquent considérés avec mépris.

H.L. Mencken a écrie dans American Mercury en avril 1924 que le but de l’éducation publique n’est pas de remplir la tête des jeunes de notre espèce avec des connaissances, et d’éveiller leur intelligence. Rien de saurait être plus éloigné de la vérité. Le but est simplement de réduire autant d’individus qu’il est possible au même niveau inoffensif, d’élever et former des citoyens standardisés, d’éliminer dissension et originalité. c’est son but aux états-unis.

Pour illustrer cette idée, cela ne vous perturbe-t-il pas de prendre connaissance de l’idée de pensée critique ? Y’a-t-il rien de tel qu’une pensée non critique ? Penser consiste à traiter de l’information afin de se forger une opinion.

Mais si nous ne sommes pas critiques lors du traitement de cette information, pensons-nous réellement, ou acceptons-nous sans réfléchir d’autres opinions comme étant vraies ?

Cela m’arrive à moi, et sans l’opportune rencontre d’une enseignante d’anglais avant-gardiste de classe de seconde, Donna Bryan, j’aurais été condamnée à l’échec.

Mes yeux sont désormais ouvert, mais mon esprit reste handicapé. Je dois me réhabituer à me rappeler en permanence à quel point cet endroit ostensiblement rationnel est complètement irrationnel. Et maintenant je me retrouve dans un monde guidé par la peur, un monde qui étouffe ce qui fait de nous des individus uniques, un monde où nous pouvons soit acquiescer à un Corporatisme et matérialisme inhumain et dépourvu de sens, soit insister sur les changements.

Nous sommes pas enthousiasmés par un système éducatif qui nous prépare insidieusement à des boulots qui pourraient être robotisés, À des taches qui ne sont pas nécessaires. À un esclavage sans ferveur possible dérivée d’un quelconque accomplissement personnel significatif. Nous n’avons pas de choix dans la vie quand l’argent est notre seule motivation.

Notre motivation devrait être la passion. Mais cela est perdu du moment où nous mettons les pieds dans un système qui nous forme au lieu de nous inspirer.

Nous sommes plus que des étagères à bouquins robotisées, conditionnés pour régurgiter des faits appris à l’école, nous sommes tous spéciaux. Chaque être humain sur terre et spécial. Ne méritons-nous alors pas quelque chose de mieux, d’utiliser nos cerveaux pour l’innovation plutôt que la mémorisation, pour la créativité plutôt que les activités futiles, pour la cogitation plutôt que la stagnation ?

Nous ne sommes pas là pour obtenir un diplôme, pour ensuite trouver un boulot afin de pouvoir consommer un produit après l’autre approuvé par les grandes sociétés et nous permettant d’apaiser notre esprit. Il y a plus et encore plus. Le plus triste c’est que la plupart des élèves n’ont pas comme moi l’occasion de réfléchir à cette état de fait.

La plupart des élèves passent par les mêmes techniques de lavage de cerveau, dans le but de créer une main-d’œuvre satisfaite du statut quo et travaillant pour les intérêts des grandes compagnies et d’un gouvernement agissant en secret. Pire que tout, ils en sont complètement inconscients. Je ne pourrai jamais changé ses 18 dernières années, je ne peux pas mon cuir dans un autre pays doté d’un système éducatif différent voué à éveiller plutôt qu’à conditionner.

Cette partie de ma vie est terminée, et je veux m’assurer qu’aucun autre enfant ne verra son potentiel écrasé par des autorités visant à exploiter et contrôler.

Nous sommes des êtres humain. Nous sommes des penseurs, des rêveurs, des explorateurs, des artistes, des écrivains, des ingénieurs. Nous sommes tous ce que nous voulons être, mais seulement si nous disposons d’un système éducatif qui nous soutient plutôt qu’il nous rabaisse.Un arbre peut pousser seulement si ses racines sont dans un terrain sain.

Pour ceux d’entre vous qui doivent continuer à s’assoir à des bureaux et à obéir aux idéologies autoritaires des instructeurs, ne perdez pas courage. Vous avez toujours la possibilité de vous dresser,  de poser des questions, d’être critique, et de créer votre propre perspective.

Exigez un environnement qui vous fournira les capacités intellectuelles permettant d’élargir votre esprit plutôt que de le diriger.

Exiger d’être intéressé en cours.

Exiger que l’excuse : « vous devez savoir ceci pour le contrôle » (avant un exam) ne soit pas suffisante pour vous.

L’éducation est un excellent outil, sous réserve d’être correctement utilisé. Mais focalisez-vous plus sur l’apprentissage que sur obtenir de bonnes notes.

Pour ceux d’entre vous qui travaillent pour le système que je critique, je ne cherche pas à vous insulter, je cherche à motiver. Vous avez le pouvoir de changer les défauts du système.

Je sais que vous n’êtes pas devenus un enseignant ou un administrateur seulement pour constater l’ennui de vos élèves.

Vous ne pouvez pas accepter l’autorité des comités de direction vous disant quoi enseigner, comment l’enseigner, et que vous serez punis si vous n’obéissez pas. Notre potentiel est en jeu.

Pour ceux d’entre vous qui quitte cet établissement, je dis : n’oubliez pas ce qui s’est passé dans ces salles, abandonnais pas ce qui vous suivent. Nous sommes le futur et nous n’allons pas laisser la tradition perdurer. Nous ferons tomber les murs de la corruption afin de laisser pousser un jardin de connaissances à travers l’Amérique.

Une fois correctement éduqués, nous serons cultivés et sages, nous auront le pouvoir de tout faire, et qui plus est, nous ne nous en servirons que pour faire le bien. Nous ne prendrons rien pour argent comptant. Nous poserons des questions, et exigerons la vérité.

Voilà où j’en suis. Je ne suis pas ici comme major de promo toute seule. J’ai été formatés par mon environnement, par tous mes camarades assis derrière moi.

Je n’aurais pas pu réussir sans vous tous. Je suis qui je suis grâce à vous tous. Vous étiez tous à la fois mes compétiteurs et mes soutiens. En ce sens nous sommes tous majors.

Je suis maintenant sensée dire adieu à cette institution, ce qui l’entretiennent, et ceux qui sont avec et derrière moi, mais j’espère que cet « adieu » est plus un « à plus tard » pour quand nous travaillerons tous ensemble à développer un mouvement pédagogique.

Mais d’abord, allons chercher ces bouts de papiers qui disent que nous sommes assez intelligents pour accomplir une telle chose !!

Erica Goodson.

lien lié: http://americaviaerica.blogspot.fr/p/speech.html

site du groupe scolaire et universitaire de Coxsackie-Athens: http://www.coxsackie-athens.org

Les chemins de l’individuation

Je vous présente Dominique, un nouvel auteur au sein du Blog Néo-humain. Ses intérêts pour la philosophie et la quête de spiritualité m’ont poussé à lui proposer de partager ses visions sur notre monde en devenir et la transmutation des nouveaux humains dans l’ère spirituelle qui s’organise. Dominique ou « Do », nous propose la lecture d’un premier texte qu’il a écrit suite à un entretien très marquant que nous avons eu le 23 janvier 2016 au sujet de la quête de sens. Je pense que le sujet de l’individuation est essentiel dans notre chemin de vie et qu’il est temps de démontrer aux humains que chaque personne est différente et que c’est ça la force de l’humanité. La voie spirituelle c’est de comprendre que chaque expérience forme le tout. Christophe

Vous pouvez trouver les poèmes de Dominique ici: itinéraire d’un piéton lyrique

Les visions de Do

Les chemins de l’individuation

A Christophe Barrrachin…

On commence peut-être par pressentir une faille quelque part dans le grand jeu. On ne se sent pas forcément à sa place là où l’on est. Le doute est plus ou moins fort selon les gens et les circonstances, mais il est toujours là , quelque part, pour nous demander des comptes. Au fil du temps, certaines questions deviennent un peu plus lancinantes que d’autres. On sent bien que la vie cherche à nous mener quelque part, mais où au juste ? Les expériences nous individualisent, elles marquent des étapes sur le chemin de la vie. Elles nous contraignent à prendre la mesure de notre responsabilité dans le vaste jeu de rôle où nous nous débattons encore. Le je prends plus de consistance quand il réalise sa nature d’être-au-monde. Jusqu’ici, nous faisions globalement confiance aux êtres et aux choses, mais la réalité du monde gagne en profondeur à mesure que nous vieillissons. Plus nous avançons et plus le monde nous semble devenir complexe. Le labyrinthe est là, il est à la fois en nous-même et hors de nous même. Il est le miroir de l’étrangeté radicale qui vit en nous dans un demi-sommeil permanent. L’expérience humaine ne tardera pas à nous apparaître sous le jour d’une aventure, l’aventure la plus quotidienne qui soit, mais la plus passionante aussi ! Nous sommes conscients que certains actes nous grandissent et que d’autres nous font régresser. Toute notre évolution est conditionnée par l’usage que nous faisons de notre liberté. Nous pressentons parfois une morale profonde derrière les choses, une morale inhérente à notre conduite. Nous sommes des êtres en constante évolution sur une échelle dont les degrés semblent se succéder à l’infini. Nous apprenons progressivement à développer notre intuition, sans vraiment nous en rendre compte d’ailleurs. Nous ressentons de plus en plus le besoin d’évoluer sur une base plus large que celle que nous offre la vie quotidienne. Nous avons besoin de valeurs, même si nous pressentons que la nature du monde n’est régit par aucune règle stricte. Parfois, nous interrogeons l’histoire : à quoi mène cette évolution qui s’étale sur des millénaires ? Sommes-nous aujourd’hui plus heureux que l’étaient nos ancêtres ? Notre besoin de sécurité et de confort ne nous aveugle-t-il pas sur  la nature réelle des choses ? Plus les sociétés « évoluées » se barricadent et se « sécurisent », plus elles paraissent tiraillées de l’intérieur et sujettes à la peur. Plus la peur nous gouverne, plus les monstres se succédent au pouvoir, abusant de leur situation. Nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux et cette ironie nous dévisage. Que se passerait-il si nous acceptions la profonde instabilité des choses ? Il est probable que l’homme se soit peu-à-peu éloigné de son essence. Il ne s’est libéré du joug des religions que pour entrer dans une dépendance plus forte à l’égars des systèmes qui ont suivi et qui fonctionnent eux aussi sur un fond de croyance. Croire que le bonheur s’achète est une croyance très répandue de nos jours, en effet. La question de la liberté ne tarde pas à faire surface… Sommes-nous des êtres véritablement libres de nos choix ou des automates qui répondent aux injonctions silencieuses de la société dans laquelle nous vivons ? Certains êtres sous pression lâchent la proie pour l’ombre, l’obéïssance s’avère plus forte en eux que la volonté de s’individualiser. D’autres persévèrent et affrontent leur solitude vaille que vaille. Une multitude de démons les attendent. Le doute est toujours présent, sous une forme ou sous une autre, et le risque est partout. Parfois, la peur reprend le dessus, elle nous replonge dans l’erreur, puis elle s’éloigne à nouveau. De jour en jour, notre sensibilité se développe et nous amène heureuseemnt de meilleurs énergies. La pression normative se relâche lorsque vous rencontrez des gens qui vous ressemblent. La solitude devient moins pesante. Votre réseau d’amis se développe, des rencontres se font, le hasard semble enfin tourner en votre faveur. Il faut du temps, et du courage aussi, pour se libérer du regard des autres… A chaque étape de notre développement, la peur lâche un peu de sa pression, et nous découvrons notre liberté sous un jour à chaque fois différent. Il devient possible alors d’être créatif, et de jouer dans la mesure du possible… La vie n’est pas aussi sérieuse qu’il n’y paraît, elle s’apparente plus à un jeu de construction qu’à une chaîne de fabrication. C’est dans la créativité qu’un être peut prendre toute la mesure de sa liberté. La vie est une énergie, mettre en jeu cette énergie sur le terrain de l’expérience quotidienne est le plus sûr moyen de ne jamais s’ennuyer. Une joie aussi lumineuse qu’irrationelle sanctionne chacune de nos étapes. Elle est un indice dans l’approche du centre. Elle est parfois si grande que l’esprit ne semble qu’une petite localité provinciale à côté d’elle. En réalité, elle a toujours été présente en nous, c’est nous qui, sans le savoir, lui faisons défaut. Nous sommes si sujets à la distraction que la chose reste souvent totalement inaperçue. Vie, joie et lumière ne sont en réalité qu’une seule et même source, et chaque être individué en est l’émanation provisoire. Plus nous sommes présents à nous-même et au monde, plus la joie se fortifie et devient sensible, éclairant jusqu’aux profondeurs insoupçonnées de nos abysses… Une vie ne suffira pas à éclairer le mystère qui est devant en nous, tout ce que nous pouvons faire, c’est ouvrir notre porte afin d’entrer en sympathie avec lui. Nous ne résoudrons pas l’énigme de l’existence, mais nous pouvons à chaque instant nous aventurer un peu plus loin dans le mystère…

Samedi 23 Janvier 2016