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Erica Goodson, étudier pour l’humanité

Je vous propose dans cet article, un sujet sur Erica Goodson qui fut major de sa promotion en 2010, à la Coxsackie-Athens high school dans l’état de New York  aux états-unis et qui se fit remarquer grâce a un discours de cérémonie bien inspiré. Elle y dénonçait des dysfonctionnements du système scolaire et universitaire qui ne proposait qu’un programme scolaire et éducatif vide de sens, basé sur le remplissage sans intérêt et proposait dans son discours plusieurs pistes de réflexions qui apporteraient leur lot d’humanité dans ce système qui ne l’était visiblement plus à ses yeux.

Dans son discours Erica Goodson s’attaque au système éducatif Américain, qu’elle connait pour l’avoir expérimenté, mais je pense que l’uniformisation des visions éducatives occidentalisées me pousse a généraliser les constats que Erica Fait, a l’ensemble des écoles et universités publiques de l’Amérique du nord et de l’Europe. Beaucoup de personnes qui travaillent ou ont été étudiants dans ces milieux dénoncent ces visions de remplissage sans intérêt et de culture de la déshumanisation depuis plusieurs années et vont dans le sens de ce que pensait Erica Goodson qui avait offert son discours en 2010 déjà !

Je pense qu’il est temps de revoir le sens de notre système éducatif pour le bien de cette société nouvelle qui évolue très rapidement, afin de lui donner un véritable sens et une vision plus humaniste de notre rôle en tant qu’espèce responsable sur cette planète. Nous pourrons ainsi nous préparer au mieux a vivre avec les machines qui peu à peu récupèrent nos travaux dit « pénibles » ou rébarbatifs, et nous concentrer sur notre conscience, l’outil créatif par excellence,  qui seule est capable de nous faire vivre les bonds évolutionnaires et nous permettrons de perdurer en tant qu’espèce véritablement intelligente.

Je vous propose la video sous-titrée en français du discours d’Erica Goodson, ainsi que le texte sous la video pour une appréciation plus confortable.

Discours d’Erica Goldson, jeune diplômé et major de la promotion 2010 de l’école Coxsackie-Athens High School:

  • Si je travaille vraiment dur, combien de temps cela va-t-il prendre ?  Demanda l’élève.
  • 30 ans, répondit le maître.
  • mais je ne comprends pas, dit l’élève, déçu. Chaque fois que je dis que je travaillerai encore plus dur, vous dites que cela me prendra encore plus de temps.
  • Pourquoi dites-vous cela ? Répondit le maître: Quand tu as un oeil sur le but, tu n’as plus qu’un oeil sur le chemin.

C’est le dilemme auquel je suis confrontée avec le système éducatif public Américain. On est tellement obnubilé par l’objectif, que ce soit réussir un examen ou bien finir 1er de la classe. A cause de cela nous ne pouvons pas apprendre au maximum de nos capacités.Nous faisons tout ce que nous pouvons pour accomplir notre objectif initial. Certains d’entre nous pensent peut-être: « Si tu réussis un exam ou tu deviens major de ta promo n’as-tu pas appris quelque chose ? »

Vous apprenez quelque chose mais pas autant que vous auriez pu. Peut-être n’apprenez-vous qu’à mémoriser des noms, des lieux et des dates pour les oublier plus tard afin de vous vider la tête pour l’exam suivant.

L’école ne fait pas usage de son potentiel. Pour le moment c’est un endroit où la plupart des gens se fixent pour objectif d’en sortir le plus rapidement possible.

Je suis en train de réaliser cet objectif en obtenant mon diplôme. Je devrais le voir comme une expérience positive, surtout en finissant première de ma classe. Cependant, avec du recul, je ne peux pas dire que je suis plus intelligente que mes camarades, je peux seulement attester que je suis la meilleure quant à faire ce qu’on me dit de faire.

Me voilà, Censée être fière d’en avoir fini avec cette période d’endoctrinement. Je partirai à l’automne pour compléter la phase suivante que l’on attend de moi afin de recevoir un document en papier qui certifie que je suis capable de travailler. Mais je peux confirmer que je suis un être humain, pas simplement une ouvrière. Je suis un penseur,  une aventurière…

Et quelqu’un qui est emprisonné dans une boucle répétitive, un esclave d’un système mis en place avant qu’il n’arrive. Pour l’instant j’ai prouvé que j’étais le meilleur esclave.

J’ai excellé à faire ce que l’on me disait de faire.

Quand d’autres font des dessins en classe et plus tard deviennent des artistes de talent, je me suis assise en classe pour prendre des notes, afin de devenir douée en « réussite d’exam.»

Quand d’autres Arrivaient en classe sans avoir fait leurs devoirs parce qu’ils lisaient quelque chose qui les intéressaient, je n’ai jamais failli à rendre un devoir.

Quand d’autres composaient de la musique et écrivaient des chansons, j’ai préféré suivre des cours facultatifs, même si je n’en avais pas besoin.

Alors je me pose la question : « Pourquoi voulais-je devenir major de promo ? »

Bien Sûr, je l’ai mérité, mais qu’est-ce que cela m’apporte ?

Quand je quitterai l’institutionnalisme éducatif, est-ce que je réussirai, où serais-je perdue à jamais ?

Je n’ai aucune idée de ce que je vais faire de ma vie. Je n’ai aucun hobby parce que je considérais chaque sujet comme une matière, comme du travail. Et j’ai excellé dans chaque matière juste pour le principe d’exceller, pas d’apprendre.

Honnêtement, je suis terrifiée.

John Taylor Gatto, un enseignant à la retraite, et activistes, critique de l’éducation obligatoire, affirme : (auteur d’excellent livre critiquant l’éducation) « nous pourrions encourager le développement des meilleures qualités de la jeunesse, la curiosité, le sens de l’aventure, la ténacité, la capacité à faire preuve d’une perspicacité étonnante, simplement en étant plus flexible quant à la gestion du temps, des textes, des exams, en transformant les enfants en adultes véritablement compétents, et en donnant à chaque étudiant l’autonomie dont il ou elle a besoin afin de prendre un risque de temps en temps.

Mais nous ne faisons pas cela. Entre ces murs en parpaings, on attend de nous que nous soyons tous les mêmes. Où nous forme à réussir des exams standardisée et ceux qui sortent du rang et voient la lumière à travers une lentille différente sont sans valeurs aucunes pour le plan de l’éducation publique et par conséquent considérés avec mépris.

H.L. Mencken a écrie dans American Mercury en avril 1924 que le but de l’éducation publique n’est pas de remplir la tête des jeunes de notre espèce avec des connaissances, et d’éveiller leur intelligence. Rien de saurait être plus éloigné de la vérité. Le but est simplement de réduire autant d’individus qu’il est possible au même niveau inoffensif, d’élever et former des citoyens standardisés, d’éliminer dissension et originalité. c’est son but aux états-unis.

Pour illustrer cette idée, cela ne vous perturbe-t-il pas de prendre connaissance de l’idée de pensée critique ? Y’a-t-il rien de tel qu’une pensée non critique ? Penser consiste à traiter de l’information afin de se forger une opinion.

Mais si nous ne sommes pas critiques lors du traitement de cette information, pensons-nous réellement, ou acceptons-nous sans réfléchir d’autres opinions comme étant vraies ?

Cela m’arrive à moi, et sans l’opportune rencontre d’une enseignante d’anglais avant-gardiste de classe de seconde, Donna Bryan, j’aurais été condamnée à l’échec.

Mes yeux sont désormais ouvert, mais mon esprit reste handicapé. Je dois me réhabituer à me rappeler en permanence à quel point cet endroit ostensiblement rationnel est complètement irrationnel. Et maintenant je me retrouve dans un monde guidé par la peur, un monde qui étouffe ce qui fait de nous des individus uniques, un monde où nous pouvons soit acquiescer à un Corporatisme et matérialisme inhumain et dépourvu de sens, soit insister sur les changements.

Nous sommes pas enthousiasmés par un système éducatif qui nous prépare insidieusement à des boulots qui pourraient être robotisés, À des taches qui ne sont pas nécessaires. À un esclavage sans ferveur possible dérivée d’un quelconque accomplissement personnel significatif. Nous n’avons pas de choix dans la vie quand l’argent est notre seule motivation.

Notre motivation devrait être la passion. Mais cela est perdu du moment où nous mettons les pieds dans un système qui nous forme au lieu de nous inspirer.

Nous sommes plus que des étagères à bouquins robotisées, conditionnés pour régurgiter des faits appris à l’école, nous sommes tous spéciaux. Chaque être humain sur terre et spécial. Ne méritons-nous alors pas quelque chose de mieux, d’utiliser nos cerveaux pour l’innovation plutôt que la mémorisation, pour la créativité plutôt que les activités futiles, pour la cogitation plutôt que la stagnation ?

Nous ne sommes pas là pour obtenir un diplôme, pour ensuite trouver un boulot afin de pouvoir consommer un produit après l’autre approuvé par les grandes sociétés et nous permettant d’apaiser notre esprit. Il y a plus et encore plus. Le plus triste c’est que la plupart des élèves n’ont pas comme moi l’occasion de réfléchir à cette état de fait.

La plupart des élèves passent par les mêmes techniques de lavage de cerveau, dans le but de créer une main-d’œuvre satisfaite du statut quo et travaillant pour les intérêts des grandes compagnies et d’un gouvernement agissant en secret. Pire que tout, ils en sont complètement inconscients. Je ne pourrai jamais changé ses 18 dernières années, je ne peux pas mon cuir dans un autre pays doté d’un système éducatif différent voué à éveiller plutôt qu’à conditionner.

Cette partie de ma vie est terminée, et je veux m’assurer qu’aucun autre enfant ne verra son potentiel écrasé par des autorités visant à exploiter et contrôler.

Nous sommes des êtres humain. Nous sommes des penseurs, des rêveurs, des explorateurs, des artistes, des écrivains, des ingénieurs. Nous sommes tous ce que nous voulons être, mais seulement si nous disposons d’un système éducatif qui nous soutient plutôt qu’il nous rabaisse.Un arbre peut pousser seulement si ses racines sont dans un terrain sain.

Pour ceux d’entre vous qui doivent continuer à s’assoir à des bureaux et à obéir aux idéologies autoritaires des instructeurs, ne perdez pas courage. Vous avez toujours la possibilité de vous dresser,  de poser des questions, d’être critique, et de créer votre propre perspective.

Exigez un environnement qui vous fournira les capacités intellectuelles permettant d’élargir votre esprit plutôt que de le diriger.

Exiger d’être intéressé en cours.

Exiger que l’excuse : « vous devez savoir ceci pour le contrôle » (avant un exam) ne soit pas suffisante pour vous.

L’éducation est un excellent outil, sous réserve d’être correctement utilisé. Mais focalisez-vous plus sur l’apprentissage que sur obtenir de bonnes notes.

Pour ceux d’entre vous qui travaillent pour le système que je critique, je ne cherche pas à vous insulter, je cherche à motiver. Vous avez le pouvoir de changer les défauts du système.

Je sais que vous n’êtes pas devenus un enseignant ou un administrateur seulement pour constater l’ennui de vos élèves.

Vous ne pouvez pas accepter l’autorité des comités de direction vous disant quoi enseigner, comment l’enseigner, et que vous serez punis si vous n’obéissez pas. Notre potentiel est en jeu.

Pour ceux d’entre vous qui quitte cet établissement, je dis : n’oubliez pas ce qui s’est passé dans ces salles, abandonnais pas ce qui vous suivent. Nous sommes le futur et nous n’allons pas laisser la tradition perdurer. Nous ferons tomber les murs de la corruption afin de laisser pousser un jardin de connaissances à travers l’Amérique.

Une fois correctement éduqués, nous serons cultivés et sages, nous auront le pouvoir de tout faire, et qui plus est, nous ne nous en servirons que pour faire le bien. Nous ne prendrons rien pour argent comptant. Nous poserons des questions, et exigerons la vérité.

Voilà où j’en suis. Je ne suis pas ici comme major de promo toute seule. J’ai été formatés par mon environnement, par tous mes camarades assis derrière moi.

Je n’aurais pas pu réussir sans vous tous. Je suis qui je suis grâce à vous tous. Vous étiez tous à la fois mes compétiteurs et mes soutiens. En ce sens nous sommes tous majors.

Je suis maintenant sensée dire adieu à cette institution, ce qui l’entretiennent, et ceux qui sont avec et derrière moi, mais j’espère que cet « adieu » est plus un « à plus tard » pour quand nous travaillerons tous ensemble à développer un mouvement pédagogique.

Mais d’abord, allons chercher ces bouts de papiers qui disent que nous sommes assez intelligents pour accomplir une telle chose !!

Erica Goodson.

lien lié: http://americaviaerica.blogspot.fr/p/speech.html

site du groupe scolaire et universitaire de Coxsackie-Athens: http://www.coxsackie-athens.org

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Les chemins de l’individuation

Je vous présente Dominique, un nouvel auteur au sein du Blog Néo-humain. Ses intérêts pour la philosophie et la quête de spiritualité m’ont poussé à lui proposer de partager ses visions sur notre monde en devenir et la transmutation des nouveaux humains dans l’ère spirituelle qui s’organise. Dominique ou « Do », nous propose la lecture d’un premier texte qu’il a écrit suite à un entretien très marquant que nous avons eu le 23 janvier 2016 au sujet de la quête de sens. Je pense que le sujet de l’individuation est essentiel dans notre chemin de vie et qu’il est temps de démontrer aux humains que chaque personne est différente et que c’est ça la force de l’humanité. La voie spirituelle c’est de comprendre que chaque expérience forme le tout. Christophe

Vous pouvez trouver les poèmes de Dominique ici: itinéraire d’un piéton lyrique

Les visions de Do

Les chemins de l’individuation

A Christophe Barrrachin…

On commence peut-être par pressentir une faille quelque part dans le grand jeu. On ne se sent pas forcément à sa place là où l’on est. Le doute est plus ou moins fort selon les gens et les circonstances, mais il est toujours là , quelque part, pour nous demander des comptes. Au fil du temps, certaines questions deviennent un peu plus lancinantes que d’autres. On sent bien que la vie cherche à nous mener quelque part, mais où au juste ? Les expériences nous individualisent, elles marquent des étapes sur le chemin de la vie. Elles nous contraignent à prendre la mesure de notre responsabilité dans le vaste jeu de rôle où nous nous débattons encore. Le je prends plus de consistance quand il réalise sa nature d’être-au-monde. Jusqu’ici, nous faisions globalement confiance aux êtres et aux choses, mais la réalité du monde gagne en profondeur à mesure que nous vieillissons. Plus nous avançons et plus le monde nous semble devenir complexe. Le labyrinthe est là, il est à la fois en nous-même et hors de nous même. Il est le miroir de l’étrangeté radicale qui vit en nous dans un demi-sommeil permanent. L’expérience humaine ne tardera pas à nous apparaître sous le jour d’une aventure, l’aventure la plus quotidienne qui soit, mais la plus passionante aussi ! Nous sommes conscients que certains actes nous grandissent et que d’autres nous font régresser. Toute notre évolution est conditionnée par l’usage que nous faisons de notre liberté. Nous pressentons parfois une morale profonde derrière les choses, une morale inhérente à notre conduite. Nous sommes des êtres en constante évolution sur une échelle dont les degrés semblent se succéder à l’infini. Nous apprenons progressivement à développer notre intuition, sans vraiment nous en rendre compte d’ailleurs. Nous ressentons de plus en plus le besoin d’évoluer sur une base plus large que celle que nous offre la vie quotidienne. Nous avons besoin de valeurs, même si nous pressentons que la nature du monde n’est régit par aucune règle stricte. Parfois, nous interrogeons l’histoire : à quoi mène cette évolution qui s’étale sur des millénaires ? Sommes-nous aujourd’hui plus heureux que l’étaient nos ancêtres ? Notre besoin de sécurité et de confort ne nous aveugle-t-il pas sur  la nature réelle des choses ? Plus les sociétés « évoluées » se barricadent et se « sécurisent », plus elles paraissent tiraillées de l’intérieur et sujettes à la peur. Plus la peur nous gouverne, plus les monstres se succédent au pouvoir, abusant de leur situation. Nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux et cette ironie nous dévisage. Que se passerait-il si nous acceptions la profonde instabilité des choses ? Il est probable que l’homme se soit peu-à-peu éloigné de son essence. Il ne s’est libéré du joug des religions que pour entrer dans une dépendance plus forte à l’égars des systèmes qui ont suivi et qui fonctionnent eux aussi sur un fond de croyance. Croire que le bonheur s’achète est une croyance très répandue de nos jours, en effet. La question de la liberté ne tarde pas à faire surface… Sommes-nous des êtres véritablement libres de nos choix ou des automates qui répondent aux injonctions silencieuses de la société dans laquelle nous vivons ? Certains êtres sous pression lâchent la proie pour l’ombre, l’obéïssance s’avère plus forte en eux que la volonté de s’individualiser. D’autres persévèrent et affrontent leur solitude vaille que vaille. Une multitude de démons les attendent. Le doute est toujours présent, sous une forme ou sous une autre, et le risque est partout. Parfois, la peur reprend le dessus, elle nous replonge dans l’erreur, puis elle s’éloigne à nouveau. De jour en jour, notre sensibilité se développe et nous amène heureuseemnt de meilleurs énergies. La pression normative se relâche lorsque vous rencontrez des gens qui vous ressemblent. La solitude devient moins pesante. Votre réseau d’amis se développe, des rencontres se font, le hasard semble enfin tourner en votre faveur. Il faut du temps, et du courage aussi, pour se libérer du regard des autres… A chaque étape de notre développement, la peur lâche un peu de sa pression, et nous découvrons notre liberté sous un jour à chaque fois différent. Il devient possible alors d’être créatif, et de jouer dans la mesure du possible… La vie n’est pas aussi sérieuse qu’il n’y paraît, elle s’apparente plus à un jeu de construction qu’à une chaîne de fabrication. C’est dans la créativité qu’un être peut prendre toute la mesure de sa liberté. La vie est une énergie, mettre en jeu cette énergie sur le terrain de l’expérience quotidienne est le plus sûr moyen de ne jamais s’ennuyer. Une joie aussi lumineuse qu’irrationelle sanctionne chacune de nos étapes. Elle est un indice dans l’approche du centre. Elle est parfois si grande que l’esprit ne semble qu’une petite localité provinciale à côté d’elle. En réalité, elle a toujours été présente en nous, c’est nous qui, sans le savoir, lui faisons défaut. Nous sommes si sujets à la distraction que la chose reste souvent totalement inaperçue. Vie, joie et lumière ne sont en réalité qu’une seule et même source, et chaque être individué en est l’émanation provisoire. Plus nous sommes présents à nous-même et au monde, plus la joie se fortifie et devient sensible, éclairant jusqu’aux profondeurs insoupçonnées de nos abysses… Une vie ne suffira pas à éclairer le mystère qui est devant en nous, tout ce que nous pouvons faire, c’est ouvrir notre porte afin d’entrer en sympathie avec lui. Nous ne résoudrons pas l’énigme de l’existence, mais nous pouvons à chaque instant nous aventurer un peu plus loin dans le mystère…

Samedi 23 Janvier 2016