Unicité et spiritualité

Les visions de Do

Unicité et spiritualité

Il n’est pas idiot de réfléchir sur le sens des mots que nous employons. Celui de spiritualité a une histoire, il a des racines multiples dans notre culture mais aussi un devenir lié à notre évolution… Recouvrir à l’aide du dictionnaire est un bon réflexe, mais il ne suffit pas à cerner l’aura d’un mot qui continue de produire un certain nombre d’effets dans notre société et dans l’histoire récente.

La spiritualité est une faculté qui consiste probablement dans le fait d’unifier notre être en fonction d’une intuition profonde. Son développement à l’échelle d’une vie nous donne accès à des connaissances qui dépassent le champ du savoir et de la recherche.

Notre postulat est que nous naissons avec un certain nombre de facultés que nos expériences, nos réflexions et notre intuition vont progressivement unifier. Ce travail d’épuration et de con-centration va nous amener à percevoir en nous-même le siège d’une conscience qui est plus grande que nous. Cela va nous amener à dépasser les notions de rationnalité et d’irrationnalité, pour asseoir en nous une vision universalisante dont le siège réel est dans nos émotions ainsi que dans le champ actif de nos perceptions.

Notre postulat suivant est nettement plus ésotérique : il pose que l’intelligence qui a créer la vie est présente en nous, sous la forme matérielle de l’ADN, mais aussi sous la forme plus indétectable de l’âme (cette dernière étant l’essence immatérielle de la conscience, située hors du temps et de l’espace).

Le sens spirituel s’éveille lorsqu’un être ressent le besoin de mener une vie plus haute et plus authentique. Son premier réflexe consiste alors à conformer ses actes avec ses pensées, afin de doter sa vie d’un sens morale –ou éthique- sensé assurer sa cohérence dans la durée. La spiritualité est une construction avant d’être autre chose, elle peut entrer dans des cadres philosophiques et religieux, mais elle peut aussi se concevoir en dehors de toute tradition. Elle n’a pas forcément besoin de dogmes et de vérités toutes faites pour exister, son fondement réel est dans la conscience en état d’éveil – et dans le sens de la liberté qui prend forme dès lors qu’un être parvient à forger lui-même ses propres valeurs.

L’éveil de conscience est toujours accompagné par un certain nombre de convictions et de phénomènes. « L’éveillé » ressent le besoin impérieux de se conformer à une dimension qui lui échappe, mais dans laquelle il trouve pourtant une nouvelle légitimation de son être. La certitude que nous venons d’ailleurs, et que nous avons très probablement une destinée à accomplir sur cette terre, fait indéniablement partie de la globalité des thèmes dont il constate l’émergence.

(même si la perfectibilité de l’homme est aujourd’hui très fortement remise en cause, surtout dans une époque régressive comme la nôtre – dont la positivité tarde à nous apparaître.)

Nous sommes a un moment crucial de notre évolution, où nous devons prendre conscience de certaines données immuables que nous avons mises de côté ou, pour le moins, sous-estimées. Nous avons (par exemple) théorisé scientifiquement la notion d’éco-système, mais nous n’avons pas pris les décisions qui allaient de paire avec cette vision unifiée des choses. L’économie de l’univers dans lequel nous vivons et avons notre place est basée sur un certain nombre de lois que nous avons troublé. La liberté que nous avons pris vis-à-vis de la nature n’est probablement pas la bonne puisqu’elle s’avère destructrice pour notre environnement. Nous avons aussi porté un coup fatal à la co-existence des espèces entre elles. Ce constat appel une réponse appropriée qui ne peut être que de nature spirituelle. L’écologie est une bonne chose, mais elle reste trop à la surface des choses, elle est à l’heure actuelle trop anthropocentriste (comment pourrait-elle être autrement !?) pour produire les effets que nous attendons.

Nous retrouverons la place qui est la nôtre dès l’instant où nous retrouverons le sens du sacré, non pas celui qui s’exprime dans la religion, mais celui qui est en nous depuis toujours. Celui qui assurait la cohérence et la survie des peuples de traditions dans lesquels nous n’avons d’abord vu que de bons sauvages.

La spiritualité que nous appelons de nos voeux est liée à l’émergence d’une conscience qui doit faire le lien entre deux mondes : l’ancien et le nouveau. C’est en liant les acquis récents de la modernité à ceux qui assuraient la cohérence du monde ancien que nous pourrons trouver un voie de salut collective. Rien n’est plus éloigné des préoccupations de ceux qui nous dirigent, mais rien n’est plus proche des attentes de ceux qui ressentent aujourd’hui le besoin urgent d’avoir une meilleure vision de l’homme.

Do

unicité-par-Dominique-Dumon-redux

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